En classe
Feuilles d'automne en papier froissé : projet en classe
Rédigé par Froissage Editorial Team · Mis à jour

Les feuilles d’automne en papier froissé sont un projet de froissage simple au résultat très gratifiant. On froisse une feuille, on la lave aux couleurs de l’automne, et en séchant les plis deviennent un réseau de lignes plus sombres. Découpez une forme de feuille dedans : les plis ressemblent déjà à des nervures. Avec un feutre fin et un peu d’observation, chaque feuille devient unique. Ce guide présente le matériel, les étapes, des idées d’affichage et un peu de science pour accompagner l’activité.
Pourquoi le papier froissé fait de belles feuilles
En froissant le papier, on casse ses fibres le long de chaque pli. Ces lignes absorbent la peinture plus vite que les zones plates : un lavis fonce donc le long des plis. Une vraie feuille a une structure comparable, avec une nervure centrale, des nervures secondaires et des plages de couleur entre elles. Les artistes du froissage utilisent le même effet pour trouver des figures et des paysages ; ici, on cherche des nervures. Pour découvrir la technique, lisez qu’est-ce que le froissage ou suivez la technique du froissage.
Matériel
- Papier à dessin d’environ 120 à 160 g/m², format A4 ou plus
- Aquarelle ou encres liquides jaune, orange, rouge et brune
- Un gros pinceau souple et un pot d’eau
- Un feutre fin noir ou brun (indélébile si vous repeignez ensuite)
- Ciseaux et colle en bâton
- En option : vraies feuilles tombées comme gabarits ou pour des frottages, craies grasses, carton sombre pour le fond
Pas à pas
1. Froisser. Serrez la feuille en boule, dépliez-la et lissez-la. Froissez une seconde fois pour un réseau de lignes plus dense.
2. Peindre. Passez un peu d’eau claire sur la feuille. Déposez d’abord le jaune, puis l’orange et le rouge, et touchez quelques plis de brun. Laissez les couleurs se mêler sans les mélanger sur le papier.
3. Sécher. Laissez sécher à plat. Les plis seront nettement plus foncés que les crêtes.
4. Choisir et découper. Au dos, tracez de vraies feuilles ou dessinez des formes simples : érable à cinq pointes, chêne aux lobes arrondis, hêtre ovale. Placez-les de façon qu’un long pli traverse le milieu de la feuille. Découpez.
5. Tracer les nervures. Côté couleur, repassez le pli central au feutre fin, puis suivez les petits plis vers l’extérieur pour les nervures secondaires. Arrêtez-vous quand la feuille paraît vivante : trop de traits la transforment en carte routière.
6. Assembler. Disposez les feuilles sur un carton sombre, une branche peinte ou une couronne en assiette en carton, en faisant « tomber » certaines vers le bas.
Ajouter un frottage pour comparer
Prolongement efficace : réaliser un frottage de feuille à côté de chaque feuille froissée. Posez une vraie feuille, nervures vers le haut, sous un papier fin et frottez avec le côté d’une craie grasse. C’est le frottage, mis au point par Max Ernst en 1925, que la Tate décrit comme la réalisation d’une empreinte d’une surface texturée par frottement. Les élèves comparent les vraies nervures relevées par le frottage et les nervures imaginées dans les plis. Nos pages frottage en arts plastiques et froissage et frottage détaillent les deux méthodes.
La science des couleurs d’automne
Le projet ouvre naturellement sur une courte séquence de sciences. Une feuille est verte grâce à la chlorophylle, le pigment qui capte la lumière pour la photosynthèse. Pendant la belle saison, l’arbre la renouvelle sans cesse et son vert masque les autres pigments. Quand les jours raccourcissent et que les températures baissent, il cesse de la renouveler. Le vert s’efface et les caroténoïdes, pigments jaunes et orange présents depuis le début, apparaissent. Certains arbres fabriquent aussi des anthocyanes en automne, qui donnent les rouges et les pourpres. Le brun vient de la mort des cellules.
Demandez aux élèves de trier des feuilles tombées par couleur et d’accorder leur palette à ces feuilles. Quelles couleurs étaient déjà dans la feuille, lesquelles sont fabriquées en automne ?
Idées d’affichage
- Arbre d’automne : peignez un tronc et des branches nues sur une grande feuille, et chaque élève ajoute trois feuilles.
- Couronne : évidez une assiette en carton et collez les feuilles en couronne.
- Mobile de feuilles qui tombent : percez chaque feuille et suspendez-les à différentes hauteurs.
- Paires feuille et frottage : exposez chaque feuille froissée à côté de son frottage, avec une étiquette.
Le papier pâlit en plein soleil : évitez une fenêtre plein sud si vous voulez garder les couleurs toute la saison ; la Bibliothèque du Congrès recommande une exposition minimale à la lumière pour les œuvres sur papier.
Adapter selon l’âge
- Maternelle. Froisser, peindre avec deux ou trois couleurs d’automne et coller des feuilles déjà découpées par l’adulte sur un grand arbre collectif. Froisser puis défroisser le papier est déjà un bon travail de motricité fine ; d’autres idées dans froissage en maternelle.
- Cycle 2. Les élèves découpent leurs feuilles d’après un gabarit et tracent les nervures au feutre en observant une vraie feuille.
- Cycle 3. Ils observent une feuille réelle à la loupe, la dessinent, puis placent côte à côte un frottage de cette feuille et sa version en papier froissé pour comparer les deux textures.
D’autres techniques pour la même saison
Le papier froissé se marie bien avec d’autres techniques du hasard aux couleurs d’automne. L’aquarelle et sel donne des taches qui évoquent la surface tachetée des feuilles sèches ; la peinture à la paille trace des branches fines pour l’arbre, et l’impression papier froissé permet d’imprimer des fonds de forêt. Pour revoir la méthode de base, voir la technique du froissage.
Prolonger le projet
Avec les plus grands, associez les feuilles à un paysage en papier froissé de colline automnale, ou utilisez les mêmes feuilles froissées pour l’impression papier froissé en rouge et orange. Fin octobre, le projet mène tout droit à nos monstres en papier froissé pour Halloween, et notre page froissage en arts plastiques propose d’autres séances.
Questions fréquentes
Comment faire des feuilles d'automne en papier froissé ?
Froissez une feuille, aplatissez-la, passez un lavis d'aquarelle jaune, orange et rouge et laissez sécher. Dessinez des contours de feuilles au dos, découpez-les et repassez les plis les plus sombres au feutre fin pour tracer les nervures.
Quel papier choisir ?
Un papier à dessin d'environ 120 à 160 g/m² se froisse bien et supporte l'aquarelle sans se déchirer. Le papier d'imprimante convient avec de l'encre liquide, mais il gondole davantage.
Peut-on utiliser de vraies feuilles ?
Oui, comme gabarits à tracer ou pour faire des frottages au crayon gras. Ramassez seulement des feuilles tombées et lavez-vous les mains ensuite.
Pourquoi les feuilles changent-elles de couleur en automne ?
Pendant la belle saison, la chlorophylle verte masque les autres pigments. En automne, l'arbre cesse de la renouveler : les caroténoïdes jaunes et orange apparaissent, et certaines espèces fabriquent aussi des anthocyanes rouges et pourpres.
Ce projet convient-il à la maternelle ?
Oui, à condition que l'adulte découpe les feuilles. Les plus petits froissent, peignent et collent ; les plus grands découpent eux-mêmes et tracent les nervures.
Comment faire les branches de l'arbre ?
La peinture à la paille donne des branches fines et irrégulières très naturelles. On peut aussi découper des branches dans du papier kraft froissé.
Sources
Editorial team
The Froissage.com editorial team researches the history of froissage from museum, encyclopedia and publisher sources and writes practical guides to the technique.




